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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 08:11

Voici mon avis en lien avec ma longue expérience d'expert ergonome du système scolaire:

avis basé sur des recherches objectives et l'observation la plus neutre possible des situations scolaires actuelles et des conditions de vie et de travail des élèves quels que soient leurs niveaux scolaires;

avis basé sur les connaissances scientifiques des neurosciences qui sont sûres et sans parti pris et qui affirment comment le cerveau varie durant la journée d'éveil avec un pic d'éveil à partir de 15h l'après-midi. Données exactes et scientifiquement démontrées qui ne peuvent être mises en cause;

avis qui s'appuie sur des données exactes du fonctionnement du cerveau humain et non sur des certitudes construites par l'observation des dysfonctionnements actuels des établissements scolaires qui aménagent les temps de façon non respectueuse des rythmes chronobiologiques du cerveau humain et épuisent les élèves dès le matin dans des activités inadaptées à leur état d'éveil cérébral. Organisation ayant des effets délétères sur la disponibilité des élèves au travail scolaire au point que certains affirment que les élèves ont un pic d'attention le matin et justifient ainsi d'arrêter les temps scolaires à 15h30 voire même dans certaines écoles à 15h. Nous pouvons affirmer que, dans ces situations-là, les enseignants auront de plus en plus de mal à permettre à TOUS les élèves de s'approprier les programmes!

 

Alors que penser des nouveaux horaires d'école proposés aux élèves? La semaine avec le mercredi matin serait-elle plus efficace pour la réussite des élèves? Finir les apprentissages scolaires en début d'après-midi est-ce une modalité qui va permettre de combattre l'échec scolaire?

Vous comprenez sans difficulté que je puisse écrire que les nouveaux temps scolaires risquent d'agraver encore les difficultés de tous pour faire leur métier, les enseignants auront des élèves fatigués par des levers trés matinaux tous les jours de la semaine ( car tous les élèves n'habitent pas à côté de l'école), les mairies et associations ne travaillant pas toujours dans une relation proche avec les enseignants auront du mal à faire des liens et à donner de la cohérence entre temps périscolaires et scolaires pour ne pas gaspiller ce temps si précieux entre 15h30 et 16h30 pour le développement intellectuel de l'élève. N'oublions pas non plus les élèves dans cette nouvelle galère qui vont vite se demander quand vont-ils pouvoir apprendre leurs leçons? A 18h30 en rentrant à la maison alors qu'ils seront épuisés par une longue journée dans les locaux de l'école!

En bref les nouveaux temps scolaires ouvrent un champ d'exigences immense si le but est d'accompagner plus efficacement le développement intellectuel de l'enfant. Tous sont concernés y compris les parents qui devront être encore plus rigoureux quant au respect des durées de sommeil nocturne de l'enfant afin qu'il puisse être pendant la journée un élève efficace.

A nos chantiers respectifs!!!!

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 12:50

 

Le cerveau bat tout comme notre cœur !

L’actualité scientifique affirme que le cerveau est un organe comme tous ceux qui composent le corps humain. Il possède donc des caractéristiques fonctionnelles identiques pour tous les individus. Le cerveau bat comme le cœur. Les battements du cerveau humain s’appellent les rythmes biologiques et psychologiques. Lors de son développement embryonnaire, le fœtus élabore des structures cérébrales qui viendront à maturité au cours de son développement et qui sont nommées de manière imagée « les horloges biologiques ».

Ces horloges, grâce à un mécanisme neurohormonal, à l’heure actuelle bien connu, orchestre la variabilité dans le temps de toutes les fonctions de l’être humain, qu’elles soient psychologiques comme l’attention, la mémoire, biologiques comme la température centrale ou le poids corporel ou comportementale comme le sommeil.

Que retenir de ce corpus de connaissances pour réfléchir à l’aménagement des temps des élèves ?

Chez l’être humain, il existe quatre principaux rythmes biologiques qui ont une influence sur l’état d’éveil du cerveau et donc sur les fonctionnements biologiques et mentaux de l’individu. L’analyse de leurs périodes a permis de les définir :

- les rythmes circadiens dont la période est de 24 heures. Dans une population donnée vivant dans la même alternance jour/nuit tous les individus sont synchrones. C’est-à-dire que pour chacun d’entre eux, le maximum de ses capacités fonctionnelles se situe au même moment soit entre 16h et 18h, le minimum entre 2h et 3h au milieu de la nuit de sommeil . Un jeune, en bonne santé et qui vit des temps en harmonie avec sa variabilité interne généique est au mieux de ses capacités mentales entre 15h30 et 18h. Qui peut le croire quand tout porte à penser qu'à partir de 16h "on ne peut plus rien en tirer". Et pourtant combien ces dernières heures de la journée pourraient être efficaces si le jeune et ses enseignants n'avaient pas été abîmés depuis le matin dans des contenus et des moments tres mal choisis au regard du respect de leurs besoins fondamentaux?

- les rythmes ultradiens dont la période varie selon les individus et se situe autour d’une moyenne de 90 minutes.  Ces  rythmes s’expriment tout le long de la vie de l’individu. Déjà in utero, le petit cerveau du fœtus bat sur une périodicité ultradienne. Contrairement aux rythmes circadiens qui sont collectifs, c’est-à-dire qu’à un moment donné, dans un même lieu géographique, tout être humain, normal et en bonne santé, est au même moment biologique que ses semblables (par exemple, le maximum de le température corporelle se situe, pour tous, vers 18 heures), les rythmes ultradiens ont une périodicité très personnelle qui peut varier de 60 minutes à 120 minutes en moyenne.   

- les rythmes circannuels dont la période est de 365 jours. Ilsconstituent un autre type de rythmes qui explique la variabilité de l’être humain.  Il est scientifiquement démontré que les capacités fonctionnelles biologiques (comme les capacités immunitaires) et psychologiques (tels la performance à des tâches mentales et l’équilibre psychologique de l’individu) varient sur l’année avec un creux marqué de décembre à février. Ces rythmes qui déterminent que l’hiver, le moindre petit microbe déclenche un rhume. Ces rythmes enfin qui causent une baisse des capacités cognitives des élèves à certains moments de l’année. En effet, leurs performances scolaires, à des épreuves identiques, sont en moyenne 30% moins bonnes en janvier, février qu’en mai, juin. Et voilà que le diagnostic de leur orientation se fera sur des indicateurs non fiables puisque à même travail, performance moindre en janvier, février, par rapport à octobre, novembre.

Mais ne préférons-nous pas être en vacances quand il fait beau et que nous sommes le plus en forme, résistants mieux aux agressions microbiennes ?

- les rythmes mensuels qui  sont parfaitement intégrés dans les représentations que la femme a de son corps car ils expriment leur réalité par l’apparition des menstrues. C’est intéressant de remarquer qu’ils sont qualifiés par les profanes de neurohormonaux comme s’ils étaient les seuls à être commandés par de mécanismes neurohormonaux. Il est temps de savoir que tous les rythmes que nous venons de nommer sont tous commandés par le cerveau donc d’origine nerveuse et interviennent tous sur les différents organes du corps humain par le jeu de substances circulant dans le corps appelés des hormones. Ils sont donc tous d’origine neurohormonale.  Les rythmes mensuels modulent, au cours du mois, l’activité des différents organes de la femme mais aussi de l’homme même si ces derniers sont convaincus d’avoir une humeur stable sur le mois parce qu’il n’y a pas, chez eux, d’expression visible de cette variabilité interne !

Tous ces rythmes biologiques, circadiens, ultradiens, circannuels et mensuels ont évidemment une influence sur les performances, notamment dans le cadre des apprentissages scolaires, sur l’aptitude à certaines tâches ou décisions, et, plus généralement, sur les fonctions mentales et aussi sur l’humeur, l’activité comportementale, la fatigabilité, la résistance au stress.

Alors posons-nous les bonnes questions:

Comment ces connaissances sont-elles prises en compte dans l’aménagement des temps dans les établissements scolaires ?

Quand accepterons-nous de comprendre que le non respect des besoins biologiques de l’élève et donc de ses rythmes chrono-bio-psychologiques ne peut qu’engendrer des dysfonctionnements comme des comportements de violence, de refus scolaires, de décrochage dans les apprentissages ?

Voir :

Stop à l’échec scolaire. Ed. De Boeck 2010

 

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